Category: Chroniques (page 1 of 2)

Chronique de « At leve som hvis der var et håb » le nouvel album de PARASIGHT

Les Danois de Parasight signent avec leur deuxième album At leve som hvis der var et håb (qui se traduit par : Vivre comme s’il y avait de l’espoir) une bombe  metallic-hardcore ou le d-beat côtoie les mélodies métal et la rage du crust. Bløder blod et De skyder, les deux titres qui avaient été dévoilé avant la sortie, ouvrent l’album de façon explosives et imposent une cadence qui ne va pas s’essouffler pendant 23 minutes. En écoutant ce nouvel album on pense forcément à Martyrdöd pour les mélodies dans De skyder et Alt er noget lort, on retrouve d’ailleurs au mix Fredrik Nordström qui avait mixé et enregistré l’album Paranoïa, mais aussi à Avskum dans la voix et dans la fureur que dégagent les titres comme Kødet er dødtAlt falder Sammen ou encore Grådigheden selv pas mal d’influences Suédoises donc et pas des moindres. At leve… ne révolutionnera pas le style et reprend les basiques du genre mais quand c’est bien fait il ne faut pas se priver.

L’album est dispo chez Indisciplinarian : http://indisciplinarian.com/indiscsite/

 

Chronique de Fallow le nouvel album de MORROW

En 2016 les londoniens de Morrow avait déjà frappé fort avec leur premier album Covenant of Teeth, qui m’a obsédé pendant pas mal de temps. Un album dense, transportant Crust, Punk et D-Beat dans des sphères mélodiques et épiques, appuyés par un violon et un violoncelle posant les bases d’un conte apocalyptique dans lequel Alex CF (chanteur des regrettés Fall Of Efrafa) nous embarque de sa voix viscérale. Avec Fallow le conte épique continue sur les mêmes bases posées par Covenant of Teeth une épopée dans un monde post apocalyptique où Morrow explore toutes les facettes de l’Emo-crust. Difficile de parler d’un album comme Fallow car c’est typiquement le genre d’album complexe qui s’écoute d’une traite et fort pour capter toutes les subtilités des mélodies, les changements de rythmiques et les dualités entre les voix comptants de nombreux guest (Autarch, Sol, Gattaca, Wildspeaker, Hyena, Monachus, Fall of Efrafa). Ce nouvel album de Morrow est une immersion totale dans leur monde et il serait dommage de passer à côté des superbes textes écrit comme un roman de science-fiction par Alex CF.

Sortie en décembre 2017 uniquement en digital le nouvel album de Morrow va être édité en vinyle le 9 juin sur Halo Of Flies Records (USA)  et Alerta Antifascista Records (Europe).  Pour pré-commander l’album en vinyle chez Alerta Antifascista Records : Bandcamp / Site Web.
L’album est disponible dès maintenant en prix libre sur Bandcamp.

Chronique de Jericho Sirens le nouvel album de HOT SNAKES

Stoppez tout car Hot Snakes est de retour avec Jericho Sirens qui reprend les choses à l’endroit exact ou le groupe de San Diego les avaient laissé. Après 3 albums totalement indispensables sorties entre 2000 et 2004 le groupe se sépare quelques années pour revenir en 2011 pour quelques concerts. C’est donc 14 années qui séparent Audit In Progress et ce nouvel album mais dès les première secondes du titre d’ouverture I Need A Doctor, le riff typique de John Reis et la voix de Rick Froberg nous arrachent un gros sourire d’extase, les Hot Snakes sont là au grand complet et comptent le faire savoir à grand coup de rock furieux, sauvageries post-hardcore et digressions noise. Ils ne nous épargnent rien, les passages tendus et distordus comme dans Candid Cameras et Why Don’t It Sink In? titre totalement fou, les mélodies tubesques dont ils ont le secret Six Wave Hold-Down et Death Camp Fantasy, mais aussi des passages qui transpirent le punk comme dans Having Another?. Les 10 titres effacent ces longues années d’attentes et Jericho Sirens rejoint Automatic Midnight, Suicide Invoice et Audit In Progress dans cette discographie impeccable.
Pour l’occasion, Sub Pop ressort tous les albums en très beaux vinyles colorés (+ planche de stickers à paillettes!/carte de téléchargement) ainsi qu’en CD et cassette. Si votre collection n’est pas encore complète c’est la bonne occasion car c’est inadmissible !!

Les BEAST AS GOD (Metallic Hardcore / Nottingham) nous disent au revoir avec un nouvel EP 6 titres.

Beast As God avaient annoncé leur séparation en octobre avec en guise de cadeau de départ l’annonce d’un futur EP regroupant les titres qu’ils avaient dans les tiroirs. La promesse a été tenu et plutôt rapidement car à peine 5 mois après l’annonce sort ce EP composé de 5 nouveaux morceaux et du titre Deliverance (un de leur meilleur morceau), qui était déjà présent en version live sur l’enregistrement Live Autumn MMXIV. Avec ce EP Beat As God confirme le virage enclenché avec le titre  At The End Of My Path (sur le Split avec Crows) moins Hardcore que sur la démo de 2013, les morceaux prennent le temps de se mettre en place alternants ambiances pesantes et massives (After The Inferno)à des passages Métal comme l’énorme intro de Tar Black ou encore le titre Tourmentschanté en Français (langue maternelle de Jérémie) bien Black Métal dans son riff de guitare et dans les rythmiques de batterie. Avec ce EP on sent que BAG a tout donné lors de l’enregistrement tant au niveau du son que des compositions, les 6 morceaux sont ce qu’ils ont fait de mieux et va encore plus nous faire regretter leur séparation. Comme on dit, toutes les bonnes choses ont une fin… malheureusement.

Le EP est pour l’instant uniquement disponible sur bandcamp mais une cassette en édition très limitée sera disponible d’ici quelques temps.

https://www.facebook.com/BeastasGod/

Chronique de ‘A double tour’ la deuxième k7 de DIKTAT (Punk/Hardcore/D-Beat de Bordeaux)

Quand des membres de Gasmask Terrör (D-beat/Bordeaux) et de Face Up To It! (Punk Hardcore/Bordeaux) se réunissent c’est forcément pour écrire quelques slows en hommage à notre beau monde… Avec ‘A double tour’, leur deuxième cassette, Diktat crache son nihilisme et sa rage avec des gros riffs hardcore, du bastonnage de batterie en mode d-beat et un chant en français hurlant l’envie d’être libre et de ne pas vieillir « Je veux juste vivre / Je suis un axolotl / Je vieillirai jamais! ». La cadence ralentie légèrement pour deux titres plus mid-tempo ‘Merde‘ (meilleur titre, meilleur paoles!) et ‘Bitume‘ qui vont provoquer quelques danses frénétiques dans le pogo!
Diktat pourrait se résumer à ces paroles: « Je veux briser des vitrines / Te cracher à la gueule / Le sourire aux lèvres »

 

GRIT ‘Ghost Estates’ Demo

GRIT est un groupe de punk, originaire de Dublin dont les membres ont déjà été croisé, entre autres, dans Rats Blood (D-beat), Putrefaction (Crust/D-beat), Burnchurch (Punk/Hardcore) et Easpa Measa  (Punk/Hardcore), groupes que je conseille fortement. Ils se définissent comme un groupe de Oï, une de leur grosse influence étant le groupe bordelais Camera Silence, mais ne vous attendez pas à de la Oï genre Brigada Flores Magon ou GBH, c’est plus mélodique, plus « dansant », moins brut et surtout la voix  de la chanteuse, Clodagh, contraste avec les grosses voix qu’on a l’habitude d’entendre dans ce style. Ici on parle de Oï dans le sens des revendications politiques, de la lutte sociale, la loyauté et l’amitié. « Ghost Estates » est le premier EP des dublinois, il est présenté comme une démo mais à l’écoute des 6 titres on est loin de la démo au son crade, ça sonne vraiment bien, on sent que l’expérience est là, dans le son comme dans la qualité des morceaux.  Même si ça n’a pas grand chose à voir niveau style, je retrouve dans l’énergie de la voix ce que j’aime chez des groupes comme Signal Lost  ou Preying Hands.
Les 6 titres sont disponibles gratuitement sur bandcamp et un 7″ est sortie chez Distro-Y records mais il contient seulement 4 titres (Concrete Sea/Stray Bullet/Backup Loader/Rundown Town).

Chronique de « Run With The Hunted » le nouvel album de WOLFBRIGADE


Sortez les vestes à patches et les ceintures cartouchières car pour notre plus grand bonheur Wolfbrigade est de retour! Une longue attende de 5 ans entre « Damned » et « Run With The Hunted » mais dès les premières notes de ce 6ème album (9ème avec la période Wolfpack)  tout est oublié. Il faut dire que « Nomad Pack », le titre d’ouverture, ne fait pas dans la dentelle et nous met direct dans l’ambiance. Après un mini larsen d’une seconde on se fait sauter dessus par la meute Lycanthropunk: batterie d-beat, riff metal-crust et Mikael Dahl au chant prêt à en découdre avec l’Humanité. L’album se poursuit avec « Warsaw Speedwolf », le premier morceau qui avait été dévoilé, même après l’avoir écouté cent fois à sa sortie il fonctionne toujours autant avec cette mélodie en fil rouge pendant les 2 minutes 30 pied au plancher et cette intro, mais quelle intro !!!! Car oui Wolfbrigade c’est les maîtres de l’intro, c’est vraiment une de leur force réussir à faire dès les premières secondes des titres parfaits. Je pourrais m’écouter seulement les 30 secondes de chaques morceaux en boucle, ce serait débile mais faisable. « Lucid Monomania  » commence avec la batterie suivie Continue reading

Chronique de ‘Lucid Again’ le 3ème album de CLOWNS

 

Alors que les australiens de Clowns nous avaient habitué à un Hardcore Punk brut et sans fioriture avec leurs albums précédents « Bad Blood » et « I’m Not Right », ils bousculent leurs fans avec ce nouvel album où ils explorent avec succès le Rock Psyché et les titres plus mélodiques tout en gardant cette énergie Punk qui les caractérise.
Lorsqu’on lance « Lucid Again » et que le premier titre éponyme débute, le réflexe est de vérifier si on ne s’est pas planté de disque, car à la place des gros riffs Hardcore et des hurlements de Stevie Williams on se retrouve avec des plans Psychés, une voix discrète (limite chuchotante) et un gros solo bien sous acid qui clôture le titre. Clowns vient de nous scotcher sur place, un gros FUCK à tout ceux qui aiment écouter les mêmes albums encore et encore. Le groupe change, évolue et nous le fait bien sentir dès le départ et tout au long de l’album. Car si on retrouve bien le Punk Hardcore qui les caractérise sur « Like a Knife at a Gun Fight », « Dropped My Brain », « Noise in the Night », « Destroy the Evidence », « Painfull Truth » et « Fifteen Minutes of Infamy » on sent que « Lucid Again » marque un tournant dans leur carrière, une envie de sortir de leur zone de confort. « Not Coping » qui clôture l’album en est un exemple parfait, un long titre de 9’12 Continue reading

CAREER SUICIDE défonce tout avec ‘Machine Response’

Dix ans séparent ‘Attempted Suicide’ et ‘Machine Response‘, dix ans qui n’ont eu aucune emprise sur la musique de Career Suicide.

En écoutant ce nouvel album c’est assez étonnant de retrouver absolument tout ce qui a fait la renommée du groupe, des titres bien rageurs et puissants, tout en gardant des mélodies catchy. Même si le son a évolué on retrouve la même rage dans la voix et les mêmes riffs incisifs Punk Hardcore. En commençant par un titre aussi énorme que « Cut And Run », les canadiens mettent la barre assez haute car c’est une petite bombe US Hardcore 80‘s hyper efficace, blindé de tout ce qui rend fou, larsens, solo, batterie qui part dans tous les sens et un Martin Farkas fidèle à lui-même au chant. Les titres suivant restent toujours à la hauteur de cette entrée en matière et des morceaux comme « Break Away », « Borrowed Time », « Distractions » ou encore « No Walls, No Curtains » sont des classiques instantanés et risques de provoquer de gros pétages de plomb en concert. Ils se permettent même de réduire le tempo avec « Blank Expression », titre le plus long de l’album du haut de ses 3 minutes 45, mais aussi le plus mélodique et avec « Taking You With Me » et son intro au piano assez surprenante quand on vient de se prendre 20 minutes de salves Hardcore. Si vous aviez le moindre doute sur le retour de Career Suicide vos craintes devraient se dissiper au bout de 10 secondes, grand maximum. Bref, rendez service à vos oreilles, écoutez Career Suicide !!!

 

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