Category: Chroniques (page 1 of 3)

NOFX – Ribbed (Live in a Dive)

Lancé en 2001 par Fat Wreck Chords la série Live in a Dive a vu passer quelques grands noms du Punk Rock : No Use For A Name, Bracket, Lagwagon, Subhumans (UK), Sick Of It All, Strung Out et Swingin’ Utters. Après 13 ans d’absence la série revient avec les tauliers du genre qui reprennent un de leur album mythique. Sortie en 1991, Ribbed est le troisième album de NOFX (4ème si on compte Maximum Rocknroll), période charnière pour le groupe puisque El Hefe arrive cette même année en remplacement de Steve Kidwiller à la guitare, mais il ferra son apparition sur les albums studios qu’a partir de White Trash, Two Heebs and A Bean dont il est le « Bean ». Ce n’est pas forcément l’album studio que j’écoute le plus de bout en bout même si certains titres font partie de mes préférés comme The Malachi Crunch, The Moron Brothers et Cheese/Where’s My Slice? mais l’entendre en live lui redonne une seconde vie et permet aussi de connaître l’avis des membres sur des titres comme Brain Constipation dont Fat Mike dit en intro « This song is terrible » ou encore Food, Sex & Ewe « This next song is ridiculous it’s a ska song ». Alors c’est vrai quelques titres ne sont pas les meilleurs de leur répertoire mais ils sont bien meilleurs que des titres sorties récemment comme l’horrible « There’s No Too Soon If Time is Relative » sortie en 2018 qui est de loin leur pire titre. Ce live enregistré en 2012 livre tout ce qu’on attend d’un concert de NOFX, des blagues, du blabla entre les titres (moins que d’habitude), de l’approximation assumée (quand Fat Mike avoue qu’il ne connaît pas les paroles de tous les titres) et malgré tout ce qu’ils peuvent dire sur leur jeu Fat Mike, Smelly, Melvin et El Hefe assurent comme à chaque fois car les titres de cet album ne sont pas forcément les plus simple à jouer. On espère que ce nouveau Live In A Dive va relancer la série et pourquoi pas une série avec d’autres albums de NOFX.

Les SATANIC SURFERS légendes du hardcore mélodique suédois sont de retour avec un nouvel album Back From Hell

Et oui 13 ans après Taste The Poison les Satanic Surfers sont enfin de retour avec un nouvel album. Pendant ces 13 années ils se sont séparés, ont joué dans d’autres groupes comme Atlas Loosing Grip, Sista Sekunden ou encore Terrible Feelings (beau palmarès!) et se sont reformés vers 2014 pour quelques dates. Alors, après l’excitation de l’annonce de ce nouvel album, deux titres The Usurper et Catch My Breath qui mettent le feu au poudre annonçant un retour en force, qu’est-ce qu’il reste une fois que Back From Hell a tourné moult fois sur la platine ? Il reste un très bon album de hardcore mélo qui rappelle les meilleurs moment de la scène Suédoise des années 90 et surtout la grande période des Satanic Surfers. On y retrouve tous les ingrédients, des morceaux bien speed avec une batterie à 200 à l’heure et des riffs typiques des Satanic Surfers, des solo puisant leurs inspirations dans le métal, une grosse basse bien présente et un Rodrigo à la plume toujours aussi acérée. C’est toujours excitant et flippant à la fois de voir un groupe qu’on a adoré revenir avec un nouvel album surtout dans le cas d’un groupe qu’on écoute depuis au moins 20 ans. Après l’écoute de ce nouvel album et surtout après les avoir vu en concert à Paris dans un Gibus totalement hystérique je peux affirmer que les Satanic Surfers sont bel et bien de retour et aussi en forme qu’à leur début.

 

Quelques mois avant la sortie de l’album un 7″ est sortie avec en face A The Usurper et en face B Skate, Don’t Care, qui ne figure pas sur l’album mais qui aurait largement mérité.

Re-Evolve le premier album de ORPHANAGE NAMED EARTH (Post-Metal Crust/Pologne)

Originaire de Pologne les néo-crust de Orphanage Named Earth sortent leur premier album le 25 mai en vinyle sur l’incontournable label Irlandais Distro-Y Records (GRIT, Rats Blood, Crows, Easpa Measa, Marée Noire, Putrefaction…). Re-Evolve s’articule autour de la pensée utopiste d’une Terre totalement en paix ou l’égoïsme et l’avidité des Humains auraient laissé place au respect de la vie humaine et animale ainsi qu’à la libération de la Terre. Les membres d’Orphanage Named Earth appellent donc l’Humain à ré-évoluer avant qu’il ne soit trop tard pour réagir. Toute  cette réflexion se fait sur fond de post-hardcore/d-beat ou la marque de groupes comme Fall Of Efrafa se fait ressentir non seulement dans l’approche des textes mais aussi dans la structure des morceaux, oscillants de phases romantiques (comme le décrit le groupe) et atmosphérique à des passages plus brut mêlant batterie d-beat et riff crust.
L’album s’ouvre avec Piss On Your Parade, morceau de plus de huit minutes, qui après une introduction menaçante en guise d’avertissement « hello my tyrant my dictator, inquisitor autocrat, oppressor self-made savior of my soul listen! » explose dans une furie crust dévastatrice « I will watch you fall. I will piss on your parade » et donne le ton de tout l’album. Holy Hate le deuxième titre en remet une couche en démarrant à fond pour incorporer entre les blast des passages que AMENRA n’aurait pas renié. En huit morceau pour quasiment une heure Orphanage Named Earth montre une maîtrise du style assez bluffante pour un premier album. Après avoir écouté Morrow ces derniers mois je pense avoir trouvé ma nouvelle addiction.

« the peak of your humanity is the bottom of your insanity »

L’album est aussi disponible en CD sur le label Argonauta Records et en digital sur le bandcamp de Distro-y Records ou sur celui du groupe : https://orphanagenamedearth.bandcamp.com/album/re-evolve

Chronique de « At leve som hvis der var et håb » le nouvel album de PARASIGHT

Les Danois de Parasight signent avec leur deuxième album At leve som hvis der var et håb (qui se traduit par : Vivre comme s’il y avait de l’espoir) une bombe  metallic-hardcore ou le d-beat côtoie les mélodies métal et la rage du crust. Bløder blod et De skyder, les deux titres qui avaient été dévoilé avant la sortie, ouvrent l’album de façon explosives et imposent une cadence qui ne va pas s’essouffler pendant 23 minutes. En écoutant ce nouvel album on pense forcément à Martyrdöd pour les mélodies dans De skyder et Alt er noget lort, on retrouve d’ailleurs au mix Fredrik Nordström qui avait mixé et enregistré l’album Paranoïa, mais aussi à Avskum dans la voix et dans la fureur que dégagent les titres comme Kødet er dødtAlt falder Sammen ou encore Grådigheden selv pas mal d’influences Suédoises donc et pas des moindres. At leve… ne révolutionnera pas le style et reprend les basiques du genre mais quand c’est bien fait il ne faut pas se priver.

L’album est dispo chez Indisciplinarian : http://indisciplinarian.com/indiscsite/

 

Chronique de Fallow le nouvel album de MORROW

En 2016 les londoniens de Morrow avait déjà frappé fort avec leur premier album Covenant of Teeth, qui m’a obsédé pendant pas mal de temps. Un album dense, transportant Crust, Punk et D-Beat dans des sphères mélodiques et épiques, appuyés par un violon et un violoncelle posant les bases d’un conte apocalyptique dans lequel Alex CF (chanteur des regrettés Fall Of Efrafa) nous embarque de sa voix viscérale. Avec Fallow le conte épique continue sur les mêmes bases posées par Covenant of Teeth une épopée dans un monde post apocalyptique où Morrow explore toutes les facettes de l’Emo-crust. Difficile de parler d’un album comme Fallow car c’est typiquement le genre d’album complexe qui s’écoute d’une traite et fort pour capter toutes les subtilités des mélodies, les changements de rythmiques et les dualités entre les voix comptants de nombreux guest (Autarch, Sol, Gattaca, Wildspeaker, Hyena, Monachus, Fall of Efrafa). Ce nouvel album de Morrow est une immersion totale dans leur monde et il serait dommage de passer à côté des superbes textes écrit comme un roman de science-fiction par Alex CF.

Sortie en décembre 2017 uniquement en digital le nouvel album de Morrow va être édité en vinyle le 9 juin sur Halo Of Flies Records (USA)  et Alerta Antifascista Records (Europe).  Pour pré-commander l’album en vinyle chez Alerta Antifascista Records : Bandcamp / Site Web.
L’album est disponible dès maintenant en prix libre sur Bandcamp.

Chronique de Jericho Sirens le nouvel album de HOT SNAKES

Stoppez tout car Hot Snakes est de retour avec Jericho Sirens qui reprend les choses à l’endroit exact ou le groupe de San Diego les avaient laissé. Après 3 albums totalement indispensables sorties entre 2000 et 2004 le groupe se sépare quelques années pour revenir en 2011 pour quelques concerts. C’est donc 14 années qui séparent Audit In Progress et ce nouvel album mais dès les première secondes du titre d’ouverture I Need A Doctor, le riff typique de John Reis et la voix de Rick Froberg nous arrachent un gros sourire d’extase, les Hot Snakes sont là au grand complet et comptent le faire savoir à grand coup de rock furieux, sauvageries post-hardcore et digressions noise. Ils ne nous épargnent rien, les passages tendus et distordus comme dans Candid Cameras et Why Don’t It Sink In? titre totalement fou, les mélodies tubesques dont ils ont le secret Six Wave Hold-Down et Death Camp Fantasy, mais aussi des passages qui transpirent le punk comme dans Having Another?. Les 10 titres effacent ces longues années d’attentes et Jericho Sirens rejoint Automatic Midnight, Suicide Invoice et Audit In Progress dans cette discographie impeccable.
Pour l’occasion, Sub Pop ressort tous les albums en très beaux vinyles colorés (+ planche de stickers à paillettes!/carte de téléchargement) ainsi qu’en CD et cassette. Si votre collection n’est pas encore complète c’est la bonne occasion car c’est inadmissible !!

Les BEAST AS GOD (Metallic Hardcore / Nottingham) nous disent au revoir avec un nouvel EP 6 titres.

Beast As God avaient annoncé leur séparation en octobre avec en guise de cadeau de départ l’annonce d’un futur EP regroupant les titres qu’ils avaient dans les tiroirs. La promesse a été tenu et plutôt rapidement car à peine 5 mois après l’annonce sort ce EP composé de 5 nouveaux morceaux et du titre Deliverance (un de leur meilleur morceau), qui était déjà présent en version live sur l’enregistrement Live Autumn MMXIV. Avec ce EP Beat As God confirme le virage enclenché avec le titre  At The End Of My Path (sur le Split avec Crows) moins Hardcore que sur la démo de 2013, les morceaux prennent le temps de se mettre en place alternants ambiances pesantes et massives (After The Inferno)à des passages Métal comme l’énorme intro de Tar Black ou encore le titre Tourmentschanté en Français (langue maternelle de Jérémie) bien Black Métal dans son riff de guitare et dans les rythmiques de batterie. Avec ce EP on sent que BAG a tout donné lors de l’enregistrement tant au niveau du son que des compositions, les 6 morceaux sont ce qu’ils ont fait de mieux et va encore plus nous faire regretter leur séparation. Comme on dit, toutes les bonnes choses ont une fin… malheureusement.

Le EP est pour l’instant uniquement disponible sur bandcamp mais une cassette en édition très limitée sera disponible d’ici quelques temps.

https://www.facebook.com/BeastasGod/

Chronique de ‘A double tour’ la deuxième k7 de DIKTAT (Punk/Hardcore/D-Beat de Bordeaux)

Quand des membres de Gasmask Terrör (D-beat/Bordeaux) et de Face Up To It! (Punk Hardcore/Bordeaux) se réunissent c’est forcément pour écrire quelques slows en hommage à notre beau monde… Avec ‘A double tour’, leur deuxième cassette, Diktat crache son nihilisme et sa rage avec des gros riffs hardcore, du bastonnage de batterie en mode d-beat et un chant en français hurlant l’envie d’être libre et de ne pas vieillir « Je veux juste vivre / Je suis un axolotl / Je vieillirai jamais! ». La cadence ralentie légèrement pour deux titres plus mid-tempo ‘Merde‘ (meilleur titre, meilleur paoles!) et ‘Bitume‘ qui vont provoquer quelques danses frénétiques dans le pogo!
Diktat pourrait se résumer à ces paroles: « Je veux briser des vitrines / Te cracher à la gueule / Le sourire aux lèvres »

 

GRIT ‘Ghost Estates’ Demo

GRIT est un groupe de punk, originaire de Dublin dont les membres ont déjà été croisé, entre autres, dans Rats Blood (D-beat), Putrefaction (Crust/D-beat), Burnchurch (Punk/Hardcore) et Easpa Measa  (Punk/Hardcore), groupes que je conseille fortement. Ils se définissent comme un groupe de Oï, une de leur grosse influence étant le groupe bordelais Camera Silence, mais ne vous attendez pas à de la Oï genre Brigada Flores Magon ou GBH, c’est plus mélodique, plus « dansant », moins brut et surtout la voix  de la chanteuse, Clodagh, contraste avec les grosses voix qu’on a l’habitude d’entendre dans ce style. Ici on parle de Oï dans le sens des revendications politiques, de la lutte sociale, la loyauté et l’amitié. « Ghost Estates » est le premier EP des dublinois, il est présenté comme une démo mais à l’écoute des 6 titres on est loin de la démo au son crade, ça sonne vraiment bien, on sent que l’expérience est là, dans le son comme dans la qualité des morceaux.  Même si ça n’a pas grand chose à voir niveau style, je retrouve dans l’énergie de la voix ce que j’aime chez des groupes comme Signal Lost  ou Preying Hands.
Les 6 titres sont disponibles gratuitement sur bandcamp et un 7″ est sortie chez Distro-Y records mais il contient seulement 4 titres (Concrete Sea/Stray Bullet/Backup Loader/Rundown Town).

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